L’impact des actions climatiques est souvent mal estimé

L’impact des actions climatiques est souvent mal estimé
Le recyclage est important, mais les utilisateurs ont tendance à surestimer son impact, comme le montre une étude genevoise. Image génerique : Adrian Michael/CC BY-SA 3.0/Wikimedia Commons

L'impact des petits gestes pour le climat est surestimé et celui des mesures majeures sous-estimé, selon une étude d'une  équipe de recherche de l'Université de Genève (UNIGE).

Les gestes les plus surestimés sont le recyclage, l'utilisation de matériaux recyclés, l'achat d'appareils électroménagers plus efficaces, l'amélioration de l'isolation thermique et le télétravail. L'étude précise que ces gestes restent utiles, mais leurs effets sur les émissions de gaz à effet de serre resteraient relativement limités.

À l'inverse, les mesures les plus sous-estimées sont renoncer à l'avion, vivre sans voiture ou passer à une voiture électrique et choisir une électricité renouvelable.  « La population sous-estime souvent l'impact de changements bien plus déterminants », cite-t-on dans le communiqué. « Plus une mesure nous vient spontanément à l'esprit, plus nous avons tendance à la juger efficace ».

L'équipe de recherche est dirigée par Mario Herberz, post-doctorant au Laboratoire de décision du consommateur et de comportement durable de l'UNIGE. Elle a interrogé près de 3 000 personnes sur l’impact de 32 actions visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Selon Mario Herberz, l’équipe de recherche a « analysé la manière dont les participantes et participants estiment l'impact bénéfique de ces actions lorsqu’elles sont adoptées par une personne lambda ». ce/gp