L'économie circulaire se heurte encore à toute une série d'obstacles. Un rapport élaboré par ecos basée à Bâle, et Rytec basée à Münsingen, pour le compte de la Direction des travaux publics du canton de Zurich, a recensé 71 de ces obstacles. Parmi ceux-ci, 28 sont dus à des dispositions légales, tandis que 43 ne surviennent qu’au moment de la mise en œuvre effective des prescriptions réglementaires.
Marqué par une réglementation particulièrement dense, le secteur de la construction et de l’immobilier est particulièrement exposé à ces obstacles. Dans ce domaine, les critères de durabilité sont souvent trop peu contraignants ou ne sont pas suffisamment pris en compte. En matière de réutilisation notamment, les marges de manœuvre permettant de s'écarter des normes ne sont pas encore exploitées. Les processus restent orientés vers l'économie linéaire plutôt que vers l'économie circulaire.
Dans le commerce et la logistique, il manque souvent encore les infrastructures nécessaires au retour des biens usagés et les incitations à la mise en place d’une logistique adaptée. Les initiatives privées de collecte sont freinées par des marges de manœuvre floues en matière de mise en œuvre. L’économie circulaire dans le commerce et l’industrie souffre notamment d’un manque d’incitations à la réparation et à la réutilisation.
Le rapport classe les obstacles en quatre catégories. Les trois premières comprennent ceux dont la suppression aurait un impact important. Elles sont classées en fonction de la capacité du canton à exercer une influence sur elles. La quatrième catégorie regroupe les mesures ayant un faible impact et sur lesquelles le canton a peu de prise.
Dans les prochaines étapes, le canton entend se concentrer sur les deux catégories d’obstacles dont la suppression aurait un impact important et sur lesquelles il dispose d’une grande marge de manœuvre. Cela concerne 33 obstacles. Les obstacles les moins pertinents ne feront pas l’objet de mesures supplémentaires.
Le rapport s'appuie sur des entretiens menés auprès de 122 personnes et sur des ateliers auxquels ont participé au total 80 personnes. ce/ug