L’Observatoire statistique transfrontalier de l’Arc jurassien (OSTAJ) publie une étude à propos des emplois dans le secteur de l’économie circulaire dans l'Arc jurassien franco-suisse. Selon cette étude, 19 100 emplois en 2022 dans la région concernent le domaine de l’économie circulaire, avec près de 11 750 emplois en Suisse et 7 400 en France. Cela représenterait 10,7 emplois de l’économie circulaire pour 1 000 habitants et 2 pour cent des emplois dans la région. L’étude souligne également une augmentation de 5,2 pour cent des emplois dans ce secteur entre 2011 et 2022, ce qui serait une augmentation annuelle de 0,5 pour cent. Selon un autre communiqué de l'OSTAJ, cette croissance « est liée à l’évolution démographique du territoire, en particulier du côté suisse, avec une augmentation de la population sur cette même période ».
L’OSTAJ affirme que 8 350 emplois (44 pour cent) dans ce secteur sont situés dans la bande frontalière France-Suisse, dont 3 480 emplois (41 pour cent) dans Nord Franche-Comté-Canton du Jura, 2070 (25 pour cent) dans Aire Mont d’Or-Chasseron, 1 490 (18 pour cent) dans les Parcs et l’agglomération urbaine du Doubs et 1310 (16 pour cent) dans le Haut-Jura-Vallée de Joux.
Selon l’étude, les activités liées à l’usage collectif et à la prolongation de la durée de vie des produits sont majoritaires de l’économie circulaire, avec environ 16 050 emplois, soit près de 83 pour cent des effectifs du secteur. La réparation y est également importante avec 14 050 emplois, représentant environ 74 pour cent de l’économie circulaire. 3040 emplois (17 pour cent) concernent la collecte et le recyclage des déchets.
Selon l’OSTAJ, l’économie circulaire de l’Arc jurassien serait à prédominance masculine. En 2022, les hommes occupent 15 600 emplois (82 pour cent), contre 18 pour cent pour les femmes. Les métiers liés à la réparation, à la collecte, au traitement des déchets et à l’assainissement seraient à 86 pour cent masculins, tandis que les métiers de la location et du réemploi seraient respectivement à 24 pour cent et 43 pour cent féminins. « Cette tendance s’explique par la connotation historiquement masculine de certaines filières, comme la réparation automobile qui concerne la majorité de ces emplois », cite-on dans le communiqué. ce/gp